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Des écrits poétiques et littéraires agrémentés de photos ou de tableaux et aquarelles... le monde sensible transfiguré par les mots et les couleurs.

FESTIVAL D'AVIGNON Chronique

Publié le 25 Juillet 2017 par Nicole Fack in Spectacles

FESTIVAL D'AVIGNON Chronique
FESTIVAL D'AVIGNON Chronique
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FESTIVAL D'AVIGNON Chronique
FESTIVAL D'AVIGNON Chronique
FESTIVAL D'AVIGNON Chronique

Grensgeval (Borderline) Guy Cassiers et Maud le Pladec.

Ici, c'est le texte de Elfriede Jelinek  Les suppliants qui sert d'appui à la création. Lui-même réfère bien sûr à Euripide et ses Suppliantes, ces femmes qui implorent Thésée pour obtenir les corps de leurs époux, de leurs fils, morts durant la guerre des sept chefs. 

Le style de Jelinek est sans merci: direct, voire brutal; et ce n'est pas  de la Grèce antique qu'elle nous parle, mais d'aujourd'hui. Cette thématique intéresse Cassiers, évidemment, lui qui traque les violences pour les dénoncer et tenter de les analyser. La langue rocailleuse des acteurs néerlandais, bien que murmurée, comme toujours, accentue encore la rudesse du propos. Les danseurs, nombreux, ne dansent pas vraiment, ils évoluent et constituent des tableaux tragiques, échoués sur des plages ou serrés sur des canots dont le moteur ne fonctionne que quelques heures, tout ceci de manière allusive. 

Il y a donc beaucoup de choses à regarder, dont les surtitres (copieux) Le spectateur se trouve donc un peu frustré de n'avoir pas tout vu et se consolera peut-être en achetant le texte de Elfriede Jelinek.

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